Ilaria Ciofini, lauréate de la médaille d’argent 2026 du CNRS pour ses travaux en chimie théorique
Directrice de recherche CNRS au sein de Institute of Chemistry for Life and Health Sciences (i-CLeHS) et Directrice scientifique de Chimie ParisTech-PSL, Ilaria Ciofini est spécialiste en chimie théorique, notamment de la Théorie de la fonctionnelle de la densité (DFT). Elle s’intéresse au développement méthodologique en DFT et à son application pour modéliser des matériaux moléculaires et des composés photoactifs ainsi que leur réactivité. Elle est lauréate de la médaille d’argent CNRS 2026 pour ses travaux de recherche. Cette distinction prestigieuse vient saluer l’originalité, la qualité et l’impact de ses travaux en chimie théorique, reconnus à l’échelle nationale et internationale.
Une distinction majeure du CNRS. Attribuées chaque année depuis 1954, les médailles du CNRS mettent à l’honneur des scientifiques qui contribuent de manière exceptionnelle à l’avancée des connaissances et au rayonnement de la recherche française. Moment fort de reconnaissance, elles distinguent des parcours et des travaux qui marquent durablement leur discipline.
Parmi elles, la médaille d’argent récompense des chercheurs et des chercheuses pour l’originalité, la qualité et l’importance de leurs travaux. En 2026, cette distinction est attribuée à Ilaria Ciofini, dont les recherches en chimie théorique contribuent à mieux comprendre et prédire les propriétés fondamentales de systèmes moléculaires complexes.
Un parcours scientifique d’excellence. Titulaire d’un doctorat en chimie théorique obtenu en 2001 à l’Université de Fribourg (Suisse) sous la direction du professeur Claude Daul, Ilaria Ciofini a consacré ses premiers travaux à l’étude des interactions magnétiques et des systèmes fortement corrélés.
Après un stage postdoctoral en Allemagne, à l’Université de Würzburg dans le groupe du professeur Martin Kaupp, elle rejoint Chimie ParisTech-PSL en tant que postdoctorante CNRS. Elle y obtient un poste permanent comme ingénieur de recherche en 2004 avant d’intégrer par concours externe le CNRS comme directrice de recherche en 2010.
Elle développe des approches de chimie quantique, basées sur la théorie de la fonctionnelle de la densité (DFT), qu’elle applique à l’étude de propriétés photophysiques et de la réactivité de systèmes moléculaires et hybrides.
Des recherches au cœur des enjeux contemporains. Au sein de l’Institute of Chemistry for Life and Health Sciences (i-CLeHS), Ilaria Ciofini mène des travaux à l’interface de la chimie, de la physique et des sciences des matériaux. Ses recherches visent à prédire le comportement de systèmes moléculaires dans des environnements complexes, avec des applications potentielles dans les matériaux fonctionnels, les dispositifs photoactifs (par exemple pour la thérapie photodynamique) ou encore la compréhension fine de la réactivité chimique. En combinant développement méthodologique et applications, elle contribue à faire de la chimie théorique un outil clé pour répondre aux grands défis scientifiques contemporains.
Ilaria, que représente pour vous l’obtention de la médaille d’argent du CNRS ?
C’est une reconnaissance pour un travail qui est avant tout collectif et que je n’aurais jamais pu réaliser sans l’environnement scientifique de l’école et surtout de l’équipe CTM. La médaille me permet de remercier mes collaborateurs les plus proches, Carlo (Adamo) et Frédéric (Labat) avec qui je travaille tous les jours ainsi que tous mes étudiants, doctorants et postdocs.
Quelles sont les perspectives de vos recherches dans les prochaines années ?
J’aimerais continuer à développer des approches DFT basées sur des descripteurs pour modéliser les phénomènes photoinduits et les dispositifs photoactivables. Il reste encore à faire tant sur les méthodes que sur l’application à l’étude de la réactivité à l’état excité.
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