Ilan Llug élu 58e Président de la Confédération Nationale des Junior-Entreprises : une responsabilité nationale pour un élève ingénieur de Chimie ParisTech – PSL
Ilan Llug, élève ingénieur en deuxième année à Chimie ParisTech – PSL, a été élu 58e Président de la Confédération Nationale des Junior-Entreprises (CNJE) lors du Congrès National d’Été 2026. Ancien président de Chimie Perspectives, la Junior-Entreprise de l’École, il prend désormais la tête du premier mouvement étudiant confédéré de France, qui fédère 200 Junior-Entreprises et 25 000 étudiants engagés.
À la tête du premier mouvement étudiant confédéré de France. Élu lors du Congrès National d’Été 2026, Ilan Llug devient le 58e Président de la Confédération Nationale des Junior-Entreprises. Cette organisation représente aujourd’hui 200 Junior-Entreprises, rassemble 25 000 étudiants engagés et génère plus de 11 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel à travers les missions réalisées pour des entreprises, collectivités et associations. À l’approche de son soixantième anniversaire en 2027, le mouvement des Junior-Entreprises occupe une place singulière dans l’enseignement supérieur français. Il permet aux étudiants de mettre leurs compétences au service de projets concrets, tout en développant des savoir-faire entrepreneuriaux, managériaux et organisationnels au contact direct du monde professionnel. En tant que Président de la CNJE, Ilan Llug représentera la jeunesse entrepreneuriale française auprès des pouvoirs publics, des organisations patronales et des grands partenaires économiques du mouvement.
Un parcours d’engagement au sein du mouvement des Junior-Entreprises. Cette élection s’inscrit dans un parcours déjà riche au sein du réseau des Junior-Entreprises. À Chimie ParisTech – PSL, Ilan Llug s’est investi au sein de Chimie Perspectives, dont il a assuré la présidence. Il a ensuite poursuivi son engagement à l’échelle nationale et internationale comme Émissaire de la CNJE en Suisse et a contribué aux travaux de Junior Enterprises Global, notamment dans le cadre de la rédaction de la norme mondiale d’audit des Junior-Entreprises. Entré dans le mouvement avec la volonté de mettre sa formation d’ingénieur au service de projets concrets, il y a trouvé un terrain d’engagement, de responsabilité et de rencontres qui a façonné son parcours. Son élection illustre les opportunités d’apprentissage par l’action offertes aux élèves ingénieurs et l’importance de l’engagement associatif dans la construction des compétences professionnelles.
Ilan, que représente pour vous cette élection à la présidence de la CNJE ?
« Cette élection est d’abord une responsabilité de taille. La CNJE fédère 200 Junior-Entreprises et 25 000 étudiants engagés à travers la France, pour un chiffre d’affaires cumulé de 11 millions d’euros : c’est l’un des plus grands réseaux entrepreneuriaux étudiants d’Europe, et un maillon trop souvent méconnu du monde économique français. Prendre sa présidence, c’est porter la voix de milliers d’étudiants qui apprennent le monde professionnel en le pratiquant, au contact réel d’entreprises et de commanditaires, plutôt qu’en le découvrant seulement sur les bancs de l’école.
C’est aussi une occasion de rappeler ce que ces structures apportent, au-delà de la prestation de conseil elle-même. Les Junior-Entreprises forment chaque année des générations de dirigeants, d’entrepreneurs et de cadres qui ont appris très tôt à gérer une équipe, un client, un budget et un risque. Beaucoup de personnalités aujourd’hui reconnues dans l’entrepreneuriat ou l’entreprise sont passées par une Junior-Entreprise avant de faire leurs preuves ailleurs. Porter cette présidence, c’est donc aussi défendre l’idée que l’apprentissage par l’action a toute sa place dans la formation des ingénieurs et des futurs cadres.
Enfin, c’est un aboutissement personnel. Mon parcours dans le mouvement, de Chimie Perspectives jusqu’à des fonctions nationales au sein de la CNJE, m’a convaincu que ce réseau méritait davantage de reconnaissance institutionnelle, et une ambition à la hauteur de ce qu’il produit réellement, pour les entreprises comme pour les étudiants qui l’animent. »
En quoi votre expérience à la tête de Chimie Perspectives vous a-t-elle préparé à cette nouvelle responsabilité ?
« Diriger une Junior-Entreprise, c’est apprendre à tenir ensemble des équipes bénévoles, des clients exigeants mais sans le poids d’une hiérarchie classique. On y apprend à convaincre plutôt qu’à imposer, à rendre des comptes à des clients tout en formant des étudiants qui découvrent souvent leur première expérience professionnelle. Au sein de mon mandat à Chimie Perspectives, j’ai pu faire mes gammes et découvrir toutes ces spécificités du modèle JE : se débrouiller dans un milieu commercial assez précis (celui de la chimie) et de fédérer une équipe autour d’échéances : les 40 ans de notre association, mais aussi des congrès régionaux, nationaux et internationaux !
Cette expérience m’a surtout appris une chose essentielle pour un mandat national : la capacité à fédérer sans imposer, à faire grandir une structure sans la dénaturer. J’ai dû composer avec des intérêts parfois divergents, des clients aux attentes élevées, une équipe entièrement bénévole à motiver dans la durée. Ce sont exactement les équilibres que demande la présidence de la CNJE, à une échelle différente : concilier les attentes de grandes Junior-Entreprises parisiennes bien installées avec celles de structures plus jeunes ou plus isolées en région, tout en gardant un cap commun.
Chimie ParisTech – PSL m’a par ailleurs donné un socle que je mesure chaque jour : la rigueur scientifique et méthodologique de la formation d’ingénieur se retrouve directement dans la manière de structurer un raisonnement, de challenger une hypothèse ou de piloter un projet complexe à plusieurs échelles. »
Quelles seront vos priorités pour l’année à venir à la tête du mouvement ?
« Trois priorités structurent mon mandat, condensées dans une formule qui l’annonce assez fidèlement : rallier, s’imposer, se structurer.
Rallier, d’abord, en resserrant les liens entre petites et grandes Junior-Entreprises, entre Paris et les territoires. Le mouvement ne progresse que s’il avance uni, et cette unité ne peut pas se décréter : elle se construit par un accompagnement réel des structures les moins armées, et par des passerelles concrètes entre générations d’anciens et de Junior-Entrepreneurs actuels.
S’imposer, ensuite, en faisant reconnaître la CNJE comme un interlocuteur légitime auprès des entreprises partenaires et des pouvoirs publics, à un moment où l’entrepreneuriat étudiant, l’insertion professionnelle des jeunes et la place de la jeunesse dans les grandes transitions économiques et technologiques sont des sujets de premier plan. L’intelligence artificielle rebat les cartes et place le monde du conseil dans une situation à risque. Mais les Junior-Entreprises ont une longueur d’avance sur des sujets que le monde du conseil découvre parfois plusieurs années plus tard : c’est cette valeur qu’il faut faire reconnaître à sa juste mesure.
Se structurer, enfin, en dotant le mouvement d’outils de pilotage, de données fiables et d’une mémoire institutionnelle qui lui manquaient jusqu’ici, pour que chaque nouveau mandat ne reparte pas entièrement de zéro et que les progrès engagés se transmettent d’une équipe à l’autre.
L’ambition qui rassemble ces trois priorités est simple à énoncer : que les Junior-Entreprises comptent, aujourd’hui comme demain, comme un vivier de talents, un espace de formation par l’action, et un moteur d’innovation pour les entreprises qui les sollicitent ».
Un parcours qui fait rayonner Chimie ParisTech – PSL. L’élection d’Ilan Llug à la présidence de la CNJE illustre la capacité des élèves de Chimie ParisTech – PSL à s’engager bien au-delà de leur formation académique et à prendre des responsabilités à l’échelle nationale. À travers son parcours au sein de Chimie Perspectives puis du mouvement des Junior-Entreprises, Ilan Llug incarne les valeurs d’initiative, d’exigence et d’ouverture qui caractérisent la formation d’ingénieur de l’École. Une réussite qui contribue également au rayonnement de Chimie ParisTech – PSL au sein de l’écosystème de l’innovation, de l’entrepreneuriat et de l’enseignement supérieur.
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