Découvrez notre exposition « Mon stage à impact durable ! »

Formation ingénieur
11 septembre 2025
Exposition mon stage à impact durable !

Une exposition inédite qui met en avant les stages à impact durable de nos élèves-ingénieurs de 2e année. Un rendez-vous pour découvrir leurs projets, comprendre comment la science se met au service de la transition écologique et échanger avec la génération qui invente l’ingénierie de demain. Entrée libre et gratuite.

Une exposition qui conjugue sciences et durabilité. Jeudi 11 septembre 2025 , Chimie ParisTech-PSL accueille une exposition de posters réalisée par les élèves-ingénieurs de 2e année dans la Grande Galerie. Cette présentation met en lumière les stages qui intègrent une dimension développement durable, en France comme à l’international. Un rendez-vous inspirant qui illustre la capacité de la nouvelle génération d’ingénieurs à intégrer les enjeux environnementaux au cœur de leurs pratiques.

Des stages engagés pour un avenir responsable. Réduction de l’empreinte carbone, valorisation des déchets, chimie verte, économie circulaire, transition énergétique… Les posters exposés témoignent de la diversité des projets menés par les étudiants et de leur engagement en faveur d’une ingénierie plus respectueuse de la planète.

Un moment d’échange et de partage. Ouverte à tous, l’exposition sera l’occasion pour les visiteurs d’échanger directement avec les élèves sur leurs expériences, leurs apprentissages et leurs perspectives. Une belle opportunité pour découvrir comment la formation d’ingénieur peut s’allier à la responsabilité sociale et environnementale.

Emilie Yordan, Élève-ingénieure en double diplôme AgroParisTech – Chimie ParisTech-PSL, explique :

Emilie, en quoi votre stage intégrait-il une dimension développement durable ?

« Mon stage portait sur l’étude du mercure (Hg), un polluant classé parmi les dix substances chimiques les plus préoccupantes pour la santé publique (OMS). J’ai travaillé sur son cycle biogéochimique dans la mer Méditerranée, en particulier à l’interface océan-atmosphère, afin de mieux comprendre ses voies de transfert et d’exposition. Ce travail contribue aux efforts internationaux de surveillance et de réduction de la pollution au mercure (Convention de Minamata) et s’inscrit dans les Objectifs de Développement Durable liés à la santé humaine et à la protection des écosystèmes marins ».

Quelles compétences ou apprentissages avez-vous acquis grâce à cette expérience ?

« Ce stage m’a permis de développer des compétences en chimie analytique d’éléments traces, en particulier l’analyse in situ du mercure à très faibles concentrations, mais aussi en travail de terrain lors d’une campagne océanographique d’un mois. J’ai également renforcé ma compréhension des grands enjeux environnementaux liés à la pollution marine et aux cycles biogéochimiques ».

Comment cette expérience influence-t-elle votre vision du métier d’ingénieur ?

« Cette expérience m’a conforté dans l’idée qu’en tant que futur·e·s ingénieur·e·s, nous avons à la fois le pouvoir et la responsabilité de contribuer à relever les défis environnementaux actuels, en mettant nos compétences scientifiques au service de la transition écologique.  Plus personnellement, elle m’a donné envie de poursuivre dans la recherche et l’innovation pour la préservation des milieux aquatiques et marins face aux pressions exercées par les polluants d’origine anthropique ».

Lucie Pelé, élève-ingénieure en 2eme année témoigne :

« Mon stage, réalisé au sein du laboratoire des sciences environnementales de la National University of Singapore (NUS), s’inscrit directement dans une démarche de développement durable puisqu’il porte sur la caractérisation des polluants atmosphériques à Singapour. Ce projet de taille vise à identifier, quantifier et analyser le comportement de différents polluants atmosphériques, notamment les composés organiques volatils (VOCs), les PFAS, les nanoplastiques aéroportés et les aérosols. Commanditée par le gouvernement de Singapour et menée au NERI (NUS Environmental Research Institute), cette mission a pour objectif de fournir une base scientifique solide pour l’élaboration de nouvelles régulations et stratégies de réduction des émissions. Les résultats obtenus permettent de mieux cibler les principales sources de pollution – trafic routier, émissions industrielles, usages domestiques, cuisine de rue ou encore épisodes de brouillard transfrontalier – et de fournir des données scientifiques précieuses aux décideurs publics. »

Quelles compétences ou apprentissages avez-vous acquis grâce à cette expérience ?

« Cette expérience a été particulièrement formatrice sur le plan scientifique comme personnel. Elle m’a permis de développer des compétences techniques avancées en instrumentation analytique, notamment dans l’utilisation du PTR-MS (Proton Transfer Reaction – Mass Spectrometry) pour l’analyse en temps réel des polluants atmosphériques.  J’ai appris à manipuler des logiciels spécialisés tels que Tofware et Igor Pro, à programmer des fonctions dédiées au traitement de données et à gérer efficacement de larges volumes d’informations complexes. Cela m’a permis d’acquérir une rigueur indispensable pour garantir la fiabilité des résultats. Au-delà de l’aspect technique, ce stage m’a nettement sensibilisée à la pollution atmosphérique, un domaine que je connaissais peu auparavant. J’ai découvert l’importance d’articuler les données scientifiques avec des enjeux culturels (émissions liées aux hawker centres, véritables symboles du patrimoine culinaire singapourien), et géopolitiques (brouillard transfrontalier, émissions volcaniques, usage massif de plastiques en Asie du Sud-Est). Enfin, cette expérience m’a permis de renforcer ma capacité à collaborer au sein d’une équipe internationale et pluridisciplinaire, dans un environnement académique stimulant et exigeant ».

Comment cette expérience influence-t-elle votre vision du métier d’ingénieur ?

« Cette expérience a profondément élargi ma vision du métier d’ingénieur. J’ai réalisé qu’un ingénieur ne se limite pas à concevoir des outils ou des procédés, mais qu’il contribue également à produire des connaissances scientifiques utiles à la société, susceptibles d’éclairer et d’influencer des choix politiques et réglementaires. J’ai été agréablement surprise de constater combien l’ingénieur se situe au croisement de la science, de la technique et de la responsabilité sociétale. Son rôle consiste à proposer des solutions viables et durables, en intégrant à la fois des dimensions culturelles, économiques, environnementales et humaines. Ce stage a renforcé ma conviction que l’ingénieur doit être un acteur clé de la transition écologique. Il lui revient non seulement de concevoir des solutions face aux défis actuels, mais aussi d’anticiper les enjeux émergents afin de contribuer à un avenir plus durable ».

Jérémie Chrétien, étudiant en 3ème année de cycle ingénieur à Chimie ParisTech | PSL et en Master II de Chimie ParisTech-PSL, il a réalisé son stage de 2ème année, centré sur le développement durable, à Concordia University, au Canada dans le laboratoire du Dr. Ottenwaelder.

Jérémie, en quoi votre stage intégrait-il une dimension développement durable ?

« Durant ces 5 mois, j’ai eu l’occasion mettre au point de développer de nouvelles méthodes d’activation basées sur la mécanochimie, méthode utilisant les forces d’impact et de frottement pour déclencher des réactions chimiques. Cette approche permet de réaliser des réactions en l’absence de solvant ou, du moins, en réduisant considérablement le volume utilisé, réduisant ainsi l’impact environnemental des procédés chimiques. Le cœur de mon stage s’intéressait à l’optimisation des conditions de réaction pour l’oxydation aérobie mécanochimique de phénols, avec pour objectif la synthèse du 1,1′-bi-(2-naphthol) et de ses dérivés. Ce projet, centré sur l’exploration de la portée des substrats et des tentatives d’énantio-induction, visait à concevoir des procédés plus écologiques, efficaces et innovants, alignés avec les principes de la chimie verte et les besoins actuels de l’industrie chimique ».

Quelles compétences ou apprentissages avez-vous acquis grâce à cette expérience ?

« Cette expérience à l’international m’a permis de développer un large éventail de compétences techniques et scientifiques. J’ai acquis une solide expérience en mécanochimie, en optimisation de réactions, tout en étant initié à l’énantio-induction. En ce qui concerne les outils de recherches, j’ai renforcé mes compétences pratiques en utilisant des technique telles que la spectroscopie RMN (Résonance Magnétique Nucléaire) et CD (Dichroïsme Circulaire), la chromatographie automatisée et le ball milling, ainsi que la manipulation de composés sensibles à l’air en boîte à gants. Au-delà de l’aspect expérimental, j’ai gagné en autonomie et en rigueur scientifique, tout en améliorant mes compétences en communication, notamment en anglais, grâce aux échanges quotidiens avec les chercheurs, professeurs et étudiants du laboratoire. Cette expérience me permet actuellement de me familiariser avec des outils professionnels comme LaTeX et Overleaf, en vue de la préparation d’un article scientifique auquel je contribuerai en tant que co-auteur. »

Comment cette expérience influence-t-elle votre vision du métier d’ingénieur ?

« En bref, cette expérience a profondément enrichi ma vision du métier d’ingénieur. Elle m’a montré l’importance d’intégrer les principes du développement durable dès la conception des procédés, i.e. l’optimisation à l’échelle de la paillasse, et de travailler en collaboration avec des équipes pluridisciplinaires pour trouver des solutions innovantes et respectueuses de l’environnement, notamment les laboratoires de biochimie. Elle m’a également sensibilisé au rôle de l’ingénieur en tant qu’acteur de la recherche et de la diffusion des connaissances, via la publication scientifique. Enfin, elle a renforcé mon envie de m’impliquer dans des projets à la fois techniquement stimulants et porteurs de sens, qui contribuent à une industrie plus propre et plus responsable ».

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