Alban Laborde-Laulhé : élève-ingénieur au cœur des associations étudiantes de l’université PSL
Élève ingénieur en 2me année à Chimie ParisTech-PSL, Alban Laborde-Laulhé multiplie les engagements qui font rayonner la vie étudiante de Université PSL. Entre culture, solidarité et initiatives fédératrices, portrait d’un élève ingénieur engagé, qui illustre parfaitement la capacité des étudiants de Chimie ParisTech-PSL à être des moteurs d’initiatives bien au-delà de leur formation scientifique.
Un élève ingénieur… aussi acteur culturel. Depuis novembre 2024, Alban est trésorier de l’association PSL Off Broadway, qui rassemble plus de 70 étudiants issus de six établissements différents, du Département des Arts et des Littératures et Langages (LILA) de l’ENS Paris PSL à l’ENSAD et du CNSAD, ainsi que les élèves-ingénieurs de Chimie ParisTech-PSL. Musiciens, chanteurs, danseurs, chorégraphes, scénaristes, régisseurs, artisans des décors et costumiers se retrouvent pour créer des spectacles entièrement amateurs.
Avec le soutien de la Ville de Paris, du Crous de Paris et de la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs (MPAA), la troupe a présenté quatre représentations d’une adaptation de Hadestown d’Anaïs Mitchell, réunissant 933 spectateurs dont plus de 300 étudiants de l’université PSL. Alban a participé aux arrangements musicaux, à la régie et à la photographie. Lors de son premier mandat, il avait déjà contribué à l’adaptation de Mamma Mia ! Mamma Mia!, qui avait rassemblé 50 artistes et 700 spectateurs, toujours avec le soutien du Crous de Paris et de la MPAA.
Structurer et fédérer la vie associative étudiante de l’université PSL. Élu président de l’Union PSL en avril 2025, Alban pilote des projets qui transforment la vie universitaire. Il a contribué à la création du Journal de PSL avec des étudiants de l’EPHE, dont la première revue de 80 pages paraîtra prochainement. Inspiré du The Harvard Crimson, le journal vise à relater et valoriser la richesse de la vie universitaire. Sous son mandat, l’Union PSL prépare également l’ouverture d’une épicerie solidaire en coopération avec l’Association Générale des Étudiant.e.s de Paris (AGEP) sur l’un des site du campus PSL. L’association organise des concours d’éloquence et de talents, ainsi que deux soirées emblématiques : PSL Ad Astra et le Red Circle. Elle s’apprête aussi à lancer la première édition du Gala de l’Université PSL en partenariat avec la direction de Dauphine Paris PSL, son BDE, la vie étudiante de PSL et le Centre Mazet de l’université PSL, pour honorer tous les jeunes diplômés. Enfin, elle prévoit de relancer le « Festival de printemps » dans un format revisité, avec des événements sur toute la Rue d’Ulm.
Un engagement transversal et collectif. Alban est également élu au Sénat académique avec la liste « Bouge ton Campus ». Dans le cadre du Journal de PSL, il a collaboré avec de nombreux médias étudiants, dont La Plume, qui a ouvert sa rédaction à tous les établissements de PSL et distribue désormais son journal dans l’ensemble de l’université. Alban a lui-même mené une interview avec Thomas Andrillon, disponible en ligne et sur papier. Musicien passionné, cet élève-ingénieur participe à l’harmonie de l’université PSL « Ossia » et à la fanfare L’Ernestophone, poursuivant son engagement artistique dans un esprit collectif et festif.
Trois questions à Alban. En tant qu’élève ingénieur, qu’est-ce que l’engagement associatif à l’échelle PSL vous apporte que vous ne trouveriez pas uniquement dans vos études ?
« Les associations de l’université PSL ont le mérite de réunir autour d’une cause commune des étudiants au profil très divers. Il s’agit d’une véritable opportunité car cela permet de mettre à contribution un grand nombre de compétences instruites dans l’université au profit d’un intérêt commun. Chacun apprend énormément du parcours des autres étudiants. En particulier, cela permet d’acquérir une extraordinaire ouverture sur le monde : en découvrant les parcours, les idées et les ambitions de chacun, on distingue plus clairement l’avenir qui nous correspond ».
Quel projet porté cette année vous rend le plus fier et pourquoi ?
« Ce n’est peut-être pas le projet le plus conventionnel, mais certainement celui qui requiert le plus de rigueur et de temps : l’élaboration d’une comédie musicale. Pour permettre à des artistes de créer, il faut mettre en place un espace de créativité propice à leur émancipation. Les membres de l’organisation s’occupent de construire et maintenir un environnement favorable à l’inspiration libre. Cela passe par la réservation de salles de répétitions, l’achat de matériel, la gestion des plannings, la coordination entre les différentes équipes : chant, danse, mise en scène, technique.
Ce qui me rend fier, c’est ce rôle de facilitateur — faire en sorte que tout s’imbrique pour que les artistes puissent se concentrer sur leur art. Ce projet m’a appris à gérer la complexité, anticiper les imprévus et fédérer des profils très différents autour d’une vision commune. Voir le spectacle prendre vie sur scène donne un sens concret à tout ce travail et une immense fierté personnelle.
Je suis d’ailleurs convaincu que structurer un projet ambitieux, coordonner des équipes et résoudre des problèmes en temps réel sont exactement les compétences qui font la différence en entreprise ou dans un projet scientifique. Piloter une comédie musicale ou mener un projet d’ingénierie, au fond, c’est la même exigence : transformer une vision collective en quelque chose de concret, avec les contraintes du réel. »
Comment ces expériences influencent-elles votre vision du rôle futur d’un élève ingénieur dans la société?
« La communication et la curiosité sont les clefs de la compréhension du monde ! Je pourrais citer tellement de situations où la résolution d’un problème a été permise par le biais d’une discussion passée qui semblait anodine, ou par la recherche de moyens pour un projet complètement différent. Mon expérience associative m’a convaincu qu’un ingénieur se doit, tout au long de sa carrière, de préserver une curiosité transversale et pluridisciplinaire. Pour contribuer positivement à la société, les travaux d’un ingénieur doivent prendre en compte bien plus que la simple technique. Il doit pour cela s’entourer et s’intéresser activement au monde qui l’entoure ».